Prévenir les erreurs et la fraude

La politique de contrôle

Les informations transmises par les allocataires et prises en compte pour le calcul des droits sont pour l’essentiel déclaratives. La Caf doit s’assurer que chaque allocataire perçoive tous ses droits et rien que ses droits. Pour cela, la Caf mène notamment de nombreux contrôles pour vérifier la conformité des situations déclarées. Ils permettent non seulement de détecter les fraudes mais aussi de prévenir les erreurs et de favoriser l’accès aux droits.

Les contrôles allocataires

En 2025, 24 482 contrôles ont été effectués (hors contrôles automatisés). Les différents types de contrôle (sur pièces ou sur place) portent sur des éléments nécessaires au calcul des droits et utilisent différents modes de ciblage des dossiers.

Les contrôles sur pièces : 22 577 situations ont donné lieu à contrôle dans le cadre du datamining (processus de fouille des données entrantes permettant de scorer les dossiers en fonction de risques identifiés nationalement), ou après détection d’incohérences sur les ressources et les situations professionnelles annuelles ou trimestrielles.
 
Les contrôles sur place : 1 905 contrôles ont été effectués en 2025. Il s’agit de la visite d’un contrôleur assermenté au domicile de l’allocataire.

L’ensemble de ces contrôles de sécurisation des données entrantes représente un impact financier de 26,8 millions d’euros.


Ce dispositif est complété par des vérifications dites « métier », portant essentiellement sur la bonne application de la réglementation lors du traitement des dossiers et l’évaluation du dispositif de contrôle interne.
A ce titre, 62 659 dossiers ont été vérifiés pour un impact financier global de 15,4 millions d’euros.

Les contrôles partenaires

En 2025, 168 contrôles sur place ont été réalisés auprès des partenaires pour un impact financier global de 1 148 056 €. La Caf a également procédé à la vérification avant paiement de 1 368 prestations de services et subventions versées aux partenaires.

La lutte contre la fraude

Les fraudes (fausses déclarations, répétition de non-déclaration ou de déclaration manifestement erronées, usurpation d’identité…) sont des actes volontaires sanctionnés par la Caf. 1 036 sanctions ont été prononcées en 2025.

  • 215 dépôts de plainte (21 % des sanctions)
  • 377 pénalités financières (36 % des sanctions pour un montant de 376 100 €)
  • 444 avertissements (43 % des sanctions)

67 fraudes concernant uniquement le RSA ont été sanctionnées par la Métropole de Lyon ou le Département du Rhône.

Le recouvrement et les recours

127 224 967 €

indus implantés

121 308 718 €

indus recouvrés

69 860 826 €

Solde à recouvrer au 31/12/2025,
soit 2,7 % des prestations versées

Les recours

La commission de recours amiable

La commission de recours amiable statue sur les demandes de recours et les contestations formulées par les allocataires concernant leur droit aux prestations.
En 2025, ont été soumises à cette commission :

  • 1 255 contestations allocataires, 98,5 % ayant reçu une suite défavorable,
  • 11 426 demandes de remises de dettes, étant précisé que les demandes de remises de dettes inférieures à 2 200 € sont traitées directement par les services administratifs.

Les recours juridictionnels

Les dossiers en cours
Au 31 décembre 2025, 417 affaires n’étaient pas encore jugées : 130 auprès du pôle social du Tribunal judiciaire, 276 auprès du Tribunal administratif,
9 auprès de la Cour d’appel et 2 auprès de la Cour de cassation.

Les jugements rendus
En 2025, 279 décisions ont été rendues, 90 par le pôle social du Tribunal judiciaire et 172 par le Tribunal administratif, 14 par la Cour d’appel du tribunal judiciaire et 3 par le Tribunal correctionnel.
Sur les 279 décisions rendues, 184 ont été favorables ou partiellement favorables, 41 défavorables et 54 autres (désistement, radiation, sursis à statuer, non lieux à statuer).
417 affaires sont en cours au 31/12/2025.

Le droit à l’erreur : un principe fondamental
En parallèle, la Caf applique le principe du droit à l’erreur, qui reconnaît à chaque usager de bonne foi la possibilité de se tromper. Elle multiplie les actions de prévention et de sensibilisation, notamment en allant à la rencontre des allocataires pour les informer, les accompagner et sécuriser leurs démarches.